Décroissance


La décroissance me semble nécessaire pour plusieurs raisons :

  • La terre, et ses ressources minérales et vivantes ont leurs limites et nous nous en approchons à grands pas.
  • Nous faisons partie, la plupart des suisses, du 20% des humains qui accapare 80% des ressources.
  • Elle est bien sûr nécessaire, ou au moins souhaitable pour bien d’autres raisons liées à la qualité de vie, la liberté, l’autonomie et la santé.

Il nous faut donc décroître pour préserver l’environnement, pour un partage équitable et une meilleure qualité de vie. La décroissance concerne donc tout d’abord les hyper-consommateurs que nous sommes.

Il existe plusieurs propositions pour une politique de décroissance et je suis d’accord avec la plupart d’entre elles, mais il faut bien avouer qu’elles sont dignes de l’extrême gauche (revenu minimum garanti, démantèlement des multinationales, etc.) et auraient bien de la peine à passer en Suisse; il y a encore un important travail de communication à faire.

La première chose qu’il faudrait fondamentalement changer pour mettre en place une politique de décroissance serait de supprimer le PIB (produit intérieur brut) comme mesure absolue et omniprésente du la « bonne » santé de l’économie et des citoyens.

Le PIB augmente si on consomme plus d’antidépresseurs, de chimiothérapies, de cigarettes, de téléphones mobiles, de médicaments, d’abonnements de chaines TV privées ; mais est-ce que toutes ces choses sont bonnes ?

Le PIB augmente si deux parents travaillent à plein temps et font garder leurs enfants, mais est-ce une bonne chose ?

Le PIB augmente avec les gains financiers, avec la croissance des revenus boursiers sur les marchés de produits dérivés,  sans correspondre à un vrai enrichissement, mais plutôt à une destruction de ressources. Est-ce une bonne chose ?

A l’inverse, une diminution du temps de travail accompagnée d’une diminution du stress et des achats compensatoires fait baisser le PIB, est-ce que ce sont de mauvaises choses ?

Le PIB est un indicateur obsolète qui mesure surtout la bonne santé des élites économiques, il doit être remplacé par un ou plusieurs indicateurs plus représentatifs de la qualité de vie de la majorité des suisses. Il faut redonner à l’économie la place qu’elle n’aurait jamais du quitter : un outil de gestion, une économie peut être plus ou moins performante, mais ce n’est pas une fin en soi, sa finalité doit être le bien-être de la totalité de ses bénéficiaires.

Il existe d’autres indices, comme par exemple le Better Life Index (indice de vie meilleure) de l’OCDE, le site est en anglais mais vous pouvez consulter les données graphiques pour la Suisse pour vous faire une idée. Ou comme par exemple le Bonheur national brut comme au Bouthan qui intègre également la conservation et la promotion de la culture.

Le bonheur est difficilement quantifiable mais on ne doit en tout cas pas le mesurer à l’aune de simples échanges monétaires.

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2 réflexions au sujet de « Décroissance »

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