Énergie


Etant donnés la croissance continue des besoins énergétiques de notre pays, la nécessité de réduire certaines sources, l’incertitude de certains approvisionnements et les impacts sociaux et environnementaux de leur extraction et/ou utilisation qu’il n’est plus possible d’ignorer :

La politique énergétique suisse devrait tendre vers une décroissance de l’utilisation de l’énergie et une restriction aux énergies durables produites localement, seules solutions pour une Suisse et un monde plus justes, plus propres et plus durables.

En préliminaire il n’est pas inutile de considérer quelques caractéristiques de l’énergie :

  • La rareté qui va limiter la quantité disponible, quel que soit le prix.
  • Le prix qui va limiter les processus économiques dépendants de cette énergie.
  • L’impact environnemental et social qui résulte de son extraction et/ou de son utilisation.
  • La disponibilité (en Suisse) qui fait que quel que soit le prix ou l’abondance, il se peut qu’on ne puisse pas en disposer.
  • La polyvalence qui va limiter les utilisations possibles.
  • L’importance dans le mix énergétique, ou la quantité totale d’énergie que l’on peut consommer chaque année (le flux).

Le graphique suivant montre le positionnement des diverses énergies utilisées en Suisse face à ces caractéristiques (cliquer pour agrandir) :

On constate qu’il n’y a pas d’énergie parfaite et que leur impact est très différent, de catastrophique pour le charbon à presque durable pour la biomasse (bois et déchets), et surtout que la capacité de production journalière (en joules) varie fortement d’une source à l’autre.

Ce que ce graphe montre également, c’est qu’il n’est pas possible de remplacer facilement une énergie par une autre tant leurs caractéristiques diffèrent.

De plus, toute énergie utilisée est dégradée et produit une ou plusieurs formes de déchets irrécupérables et souvent nocifs.

Utiliser des énergies importées, c’est souvent cautionner des dégâts sociaux et environnementaux à l’autre bout du monde.

Le monde que nous connaissons, en particulier celui dès la deuxième partie du XXème siècle, est possible uniquement car nous disposons d’une quantité phénoménale d’énergie par habitant. Ce monde ne peut durer qu’au prix de la spoliation de la majeure partie des êtres humains car la quantité d’énergie disponible est limitée, voire en baisse.

Consommer moins d’énergie semble à priori facile tant nous en gaspillons. Malheureusement, au niveau individuel rien n’est fait pour encourager cette économie : que peut le consommateur face à une marchandise excessivement emballée, ayant fait trois fois le tour de la terre ou consommant bien plus d’énergie que nécessaire ? Le boycott n’est pas toujours possible.

La TVA, taxe d’un autre siècle qui considère de la même manière un service de proximité non polluant et sobre qu’un objet inutile, rapidement obsolète, polluant et bourré d’énergie grise doit être supprimée ou réformée. Il faudrait inventer une Taxe sur l’Énergie Gaspillée ou une Bourse Suisse de l’Énergie.

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