Le social et l’environnemental


Pourquoi se préoccuper d’avantage d’environnement alors que tant de gens, même en Suisse, peinent à joindre les deux bouts, sont exploités, travaillent dans des conditions difficiles et passent à côté du bonheur ambiant ?

Après tout, la Suisse est belle, l’eau y est potable, les forêts s’étendent, l’air est pur, l’industrie est propre, nos montagnes regorgent de loups repus, nos voitures ont des catalyseurs, la plupart des citoyens trient consciencieusement leurs poubelles et les organisations de protection de l’environnement disposent d’un droit de recours1.

J’ai d’ailleurs commencé mes activités de militantisme comme membre d’ATTAC2, participé à la fondation de la Gauche Valaisanne Alternative et plus récemment de La Gauche3. Les problèmes sociaux sont bien présents et ils sont graves.

Alors pourquoi ce passage4 du rouge au vert ?

Le constat est que notre monde est globalisé : tout est relié et interdépendant et les destructions environnementales précèdent bien souvent les destructions sociales.

La déforestation, la pollution des nappes, l’assèchement des rivières, l’érosion des sols et la désertification, le pillage des océans, l’élévation du niveau des mers, la fonte des glaciers, toutes ces calamités environnementales causées directement ou indirectement par les humains provoquent à leur tour des catastrophes sociales qui touchent des milliards d’individus.

Et tout cela ne concerne pas que des autres pays bien au-delà de nos montagnes !

Le problème de l’immigration est d’abord un problème environnemental, lorsqu’un écosystème est détruit, par la surexploitation ou des guerres pour les ressources, les gens qui y vivaient doivent d’abord fuir vers la ville pour échapper à la famine puis fuir vers un autre pays pour échapper à la misère.

Bien des problèmes économiques (chômage, pression sur les salaires, stress) viennent d’une concurrence mondiale où la recherche du profit maximal a la primauté sur les considérations environnementales et sociales.

Et que dire des problèmes de santé lorsqu’on respire, boit et mange toute une panoplie de polluants ?

Les gens peuvent se défendre eux-mêmes, l’environnement ne le peut pas. Protéger notre environnement c’est assurer notre présent et notre futur.

La Suisse et les suisses font partie du 20% de la population mondiale qui exploite 80% des ressources, cette situation confortable s’accompagne de responsabilités qu’il faut assumer.

Le seul parti qui met en avant les problèmes environnementaux c’est le parti écologiste, c’est pour cette raison que j’ai décidé de le rejoindre.

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Notes

1La situation est bien moins idyllique, il s’agit bien sûr d’humour. Il y a forêt et forêt, nos eaux sont polluées de façon plus subtile, plus de la moitié de notre pollution est exportée, les loups et le droit de recours des association sont attaqués en permanence.

2ATTAC : Association pour la taxation des transactions financières et l’action citoyenne. Se focalise principalement sur le contrôle des marchés financiers, la réforme de l’OMC-FMI-BM, la défense des biens communs, l’annulation de la dette des PEV, les services publics, etc.

3En Valais, la GVA s’est fondue dans La Gauche

4Très relatif, je n’ai finalement fait que changer l’ordre des priorités.

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